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Le château

Vue sur le château de Montrésor et le forteresse médiavale

Bâti sur un promontoire, ceint de fossés et protégé par de hautes murailles, dominant l’Indrois, le château de Montrésor évoque les mémoires de Foulques Nerra, des familles de Palluau, de Bueil qui l’occupèrent successivement près de quatre siècles. Puis il entre en possession d’Imbert de Batarnay, conseiller de plusieurs rois, qui le transforme radicalement en château non plus défensif, mais en résidence de plaisance XVème siècle, tout en conservant ses attributs martiaux. Imbert de Batarnay, sieur du Bouchage, fonda également la collégiale.

Malgré les héritages et les achats successifs, le château ne subit plus de transformation notable, fut vendu comme bien national à la Révolution, puis passa à nouveau en diverses mains. Avant d’être acquis en 1849 par le comte Xavier Branicki avec de nombreuses terres alentour, il tombait presque en ruines. Le comte remania profondément le bâtiment, le modernisa, y installa ses grandes collections d’oeuvres d’art et réaménagea le parc. De grandes fêtes eurent lieu. Les communs servent maintenant d’habitation à la famille, qui est toujours propriétaire des lieux.

Une fois passé le donjon-porte médiéval, on aperçoit à droite les communs, et à gauche le logis seigneurial. De face, le parc, qui est orné de deux sculptures importantes : L’ange déchu, marbre de Constantino Corti et un bronze, Le soldat mourant de Jules Franceschi. Il y a aussi un bassin avec un jet d’eau. Une promenade sur le chemin de ronde offre une jolie vue sur le village et l’Indrois.

Le décor intérieur a peu varié depuis l’époque de Xavier Branicki. Trophées et armes montrent l’intérêt du comte et de ses descendants- pour la chasse tous horizons. Le visiteur plus porté vers la peinture remarquera de très nombreuses toiles de maître, des primitifs italiens (plusieurs provenant de la collection Fesch), à Winterhalter (qui portraitura nombre de têtes couronnées ou puissantes au XIXème siècle), en passant par Vigée-Lebrun. L’une des pièces maîtresse est un Véronèse: la femme adultère.  A noter aussi une évocation de la Pologne avec quatre bas-reliefs importants racontant des épisodes de la vie du roi et héros Jean Sobieski (XVIIème siècle). L’ensemble de l’ameublement privilégie le confort recherché sous le Second Empire, mais certains éléments sont plus anciens, dont un buffet Renaissance « à cachette ».

Une multitude de bibelots précieux et objets d’art atteste d’une collection hors-norme. Le « trésor » est constitué de pièces d’orfèvrerie historiques en métaux nobles.